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Réduction
des inégalités en matière d’accès à l’énergie, qui passe
notamment par:
la mise à disposition aux
populations rurales des pays en développement de services
énergétiques,
modernes
et ne nuisant pas à l’environnement ;
l’accès et le transfert de technologies basés sur des
processus énergétiques modernes et plus
propres
dans les pays pauvres ;
le renforcement des capacités institutionnelles et
humaines des pays en développement.
Lutte contre le changement
climatique
La
réponse internationale aux changements climatiques
commença à prendre forme avec
l’adoption par 171 Etats, dont tous les Etats européens,
auxquels s'ajoute l'Union européenne, de la
convention
cadre
sur le changement climatique au sommet ‘Planète Terre’ de
Rio en 1992 : son objectif
ultime est
" la stabilisation des concentrations de gaz à effet de
serre dans l'atmosphère à un niveau
qui
empêche toute perturbation anthropique du système
climatique ".
Dans le
cadre de cette convention, entrée en vigueur le 21 mars
1994, les pays dits " de l'Annexe I ",
c'est-à-dire les pays de l'OCDE (dont la France),
l'Ukraine et la Russie, ainsi que la plupart des pays
d'Europe
orientale, se sont engagés à stabiliser le volume de leurs
émissions de gaz à effet de serre
en l'an
2000 au même niveau qu'en 1990.Cet engagement n’a pas été
respecté par de nombreux
pays. Au
Sommet de Kyoto (décembre 1997), ces engagements ont été
prolongés pour la période
2008-2012
et les modalités de mise en œuvre précisées, dans le
protocole de Kyoto, qui doit entrer
en vigueur
90 jours après sa ratification par au moins 55 Parties à
la Convention, parmi lesquels les
pays
développés représentant en 90 au moins 55 % du volume
total des émissions de dioxyde de
carbone des pays développés.
Dans le cadre d'un accord
interne à l'Union européenne, la France s'est engagée
quant à elle à
stabiliser ses émissions.
La lutte contre l’effet de
serre est une priorité nationale française (cf Plan
National de
Lutte contre le Changement Climatique) et européenne (cf
Stratégie Européenne de
Développement Durable et Programme européen de lutte
contre le changement climatique) en
matière de
développement durable. Les objectifs quantifiés, sont
relativement modestes d'un point
de vue
environnemental : leur respect ne ferait que ralentir
légèrement la progression des
concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère
et retarder un peu les effets du changement
climatique.
Pourtant, le respect de ces
engagements suppose déjà une inflexion majeure des
tendances de la consommation
d'énergie dans les pays les plus développés.
En
1998 (Buenos Aires), les Etats signataires adoptaient un
plan d'action sur deux ans, mais
échouaient, en 2000 à la Haye, à trouver un accord sur les
modalités précises de mise en œuvre. En
2001,
malgré le retrait des Etats Unis annoncé en mars, un
accord a pu être trouvé à Bonn en juillet
2001,
puis traduit en termes techniques lors de l’accord de
Marrakech (novembre 2001).
Les
négociations sont difficiles, car peinent à mettre en
accord les différents points de vue : L'Union
européenne, les autres pays développés (Japon, Etats-Unis,
Suisse, Canada, Australie,
Nouvelle-Zélande), les pays en transition, le Groupe des
77 et la Chine, l'Alliance des petits Etats
insulaires, l'Organisation des pays exportateurs de
pétrole (OPEP), les entreprises, les écologistes, et
les
collectivités locales.
Mobilisation de ressources
financières
Les investissements
énergétiques (centrales, infrastructure de transport et
distribution de
l’énergie, …) représentent
aujourd’hui de 290 à 430 milliards de dollars par an (soit
1 à 1,5 % du PIB
mondial).
Si on
y ajoute les investissements visant à l’amélioration des
rendements énergétiques tous secteurs
confondus (produits et appareils de consommation finale,
bâtiment, transport,…), le besoin en
financement est le double. De plus, si, dans les pays en
voie de développement, le taux de croissance
de la
demande énergétique atteint les 2,5 % par an actuellement
estimés, les investissements requis
atteindraient 2 à 2,5 % de leur PIB national. La poursuite
et le renforcement de la mobilisation de
ressources financières, nationales et internationales,
publiques et privées, pour l’accès universel à
l’énergie est l’un des défis de demain. De même que le
financement de la lutte contre le changement
climatique, par le renforcement des capacités
institutionnelles et humaines dans les pays en
développement, le transfert de technologies, et les effets
adverses et directives au FEM. Lors des
accords de Bonn, un montant annuel
de 410 Mds $ a été promis dans ce sens.
Amélioration de
l’efficience de l’utilisation de l’énergie, notamment au
travers de démarches de
maîtrise des consommations d’énergie, dans la quasi
totalité des pays de l’OCDE, et plus récemment
dans les pays en transition, et certains pays en
développement rapide, comme le Brésil et la Chine:
cette
dernière décennie a été marqués par une prise de
conscience des problèmes liés à l’énergie,
qui a
permis, par une évolution des technologies et des modes de
gestion, de nets progrès en terme
d’intensité énergétique (un moindre apport énergétique
pour une même production), et de maîtrise
des
consommations. Ces progrès ont été observés dans le
secteur de l’industrie, de la production
d’électricité, ainsi que pour l’éclairage, les équipements
ménagers, les transports, et le chauffage.
Dynamique
en faveur du développement des énergies renouvelables
(solaire, éolienne,
hydraulique, géothermique et biomasse) encore lente et
modeste.
En 1998,
les énergies renouvelables représentaient 2 % de la
consommation énergétique
commerciale mondiale. Nombre de gouvernements se sont
dotés de politiques, plans nationaux,
capacités
institutionnelles, et outils de financements ou
d’incitation en faveur du développement des
énergies
renouvelables.
Des résultats positifs à ces
efforts peuvent être constatés : 30 % d’augmentation par
an de la capacité
de production par photopiles
et éoliennes raccordées aux réseaux, augmentation
régulière du
rendement des panneaux
solaires et réduction de 25 % du coût des modules
photovoltaïques depuis
1992, émergence des
technologies basées sur la biomasse.
Ces
résultats sont malheureusement encore fragiles, nombre de
décideurs restent à convaincre,
l’adhésion
des consommateurs doit être étendue, la part des énergies
renouvelables dans la
consommation mondiale reste fort modeste.
D’importants progrès dans la mise au point de techniques
d’utilisation des combustibles fossiles
visant à
atteindre ‘zéro émissions’ : cogénération associée au
gaz naturel, centrales à cycle combiné
de
gazéification du charbon, technologies de production
décentralisées comme les microturbines et
les piles à
combustibles.
Les pays de l’OCDE ont engagé
une stratégie du transport durable afin de parvenir à la
durabilité des
transports en une génération
(Politiques de transports durables, Conférence européenne
des
Ministres des Transports, Mai
2000).
L’Organisation des Nations
Unies et la Banque Mondiale ont conjointement lancé une
Initiative
mondiale sur la pollution due aux transports (IMPT), face
au constat d’une aggravation des effets sur
les
populations, notamment urbaines, de la congestion et de la
mauvaise qualité de l’air liés aux
transports urbains. L’IMPT vise à encourager les
partenariats entre secteur privé et public, et
renforcer la base des connaissances et le transfert de
techniques automobiles et de technologies
des
carburants moins polluantes. |